Garlaban

Dominant Aubagne de ses 714m de hauteur, le sommet du Garlaban est bien plus qu'un rocher pour les Aubagnais. C'est un gardien, un protecteur qui a acquis une renommée internationale grâce à un enfant prodige du pays...

Le gardien

L’étymologie de Garlaban a longtemps fait débat. Dans son dictionnaire « Lou trésor du félibrige », Mistral pense que ce sont les navigateurs phéniciens qui lui ont donné son nom, inspiré du mot « gar » qui veut dire « sommet » en arabe et de « laban » qui veut dire blanc en hébreux. Mais l’explication la plus vastement acceptée est que son nom vient des mots provençaux « gardia » (vigie, lieu de garde) et « laban » (grotte). Avec son point de vue imprenable sur Marseille qui lui confèrent ses 714m d’altitude et ses nombreuses grottes, son nom lui va comme un gant. C’est sans doute pourquoi les Aubagnais le considèrent comme leur gardien.

Les collines de Pagnol

Mais l’Aubagnais qui a rendu célèbre le massif de Garlaban dans le monde entier, c’est bien Marcel Pagnol. Il y tourne d’ailleurs plusieurs films dans la nature ou dans les décors d’Aubignane montés expressément par Marius Brouquier : Angèle (1934), Regain (1937), La fille du puisatier (1940), Manon des Sources (1952). Cet attachement à nos collines, Pagnol le tient de sa plus tendre enfance. En 1904, sa famille achète la Bastide Neuve à La Treille, petit village entre Aubagne et Allauch. Le petit Marcel y passe alors des moments mémorables avec son ami Lili des Bellons et les racontera avec nostalgie dans ses « Souvenirs d’enfance ». Des visiteurs du monde entier viennent aujourd’hui encore visiter les Barres de Saint-Esprit, le Taoumé (où se trouve la grotte du Grosibou), la Baume Sourne ou encore la grotte de Manon, ces lieux empreints d’une atmosphère unique qui font la fierté de notre ville.

La faune et la flore

Des sangliers peuplent encore les quelques zones boisées du massif. De nombreuses espèces d’oiseaux vivent également dans les collines : faucon, fauvette, perdrix (les fameuses bartavelles), grand-duc, chouette hulotte, pinson, rossignol… Avant d’être recouvert de garrigue, le massif du Garlaban était une vaste forêt. De nombreux incendies (1979, 1983, 1997) ont presque ravagé tous les arbres. Il reste encore aujourd’hui quelques pins d’Alep et des chênes. De nombreuses plantes odorantes parfument également nos balades comme le thym (farigoule) et le romarin. Genévriers, argéras, immortelles, églantiers, chênes kermès et autres asperges sauvages participent également à la richesse de la flore de nos collines.

Le saviez-vous ?

  • Les anciens Aubagnais ne disent pas « le Garlaban » mais simplement « Garlaban », ce qui montre toute l’affection et le respect qu’ont les habitants pour ce rocher qui domine la ville.
  • Le sentier qui mène aux ruines d’Aubignane, sur les barres de Saint-Esprit, a été renommé sentier Pierre Tchernia par Pagnol lui-même qui avait aidé son ami de forte corpulence à l’emprunter, ce qui ne fut pas sans effort.
  • De nombreuses traces d’habitats antiques (oppida) ont été découvertes dans le massif, notamment à Ruissatel et au Bec Cornu.
  • Depuis 2018, il existe un biscuit aubagnais qui porte le nom de "Délices du Garlaban".

Des excursions et des balades dans le massif sont proposées par l'Office de Tourisme Intercommunal du Pays d'Aubagne et de l'Etoile