Éducation, Solidarité: Un rassemblement en soutien au collège Lakanal
Les équipes pédagogiques ont réagi avec un sang-froid exemplaire pour mettre aussitôt l’ensemble des enfants en sécurité. L’auteur des tirs a pu être appréhendé par le CPE de l’établissement. Une cellule d’urgence médicopsychologique a été immédiatement déployée sur place pour accompagner les élèves, leurs familles et les personnels éducatifs.
Immédiatement sur les lieux, le maire Jean-Pierre Squillari a tenu à saluer le courage remarquable des forces de sécurité, de secours (policiers nationaux et municipaux, gendarmes, sapeurs-pompiers) ainsi que du personnel éducatif dont la réactivité a permis d’éviter un bilan plus lourd : « L’effroi et la douleur qui traversent notre territoire nous touchent toutes et tous, en tant qu’Aubagnais, en tant que parents. Bon nombre d’entre nous côtoient chaque jour ces adolescents, leurs familles et la communauté éducative. Aubagne n’accepte pas et n’acceptera jamais qu’une telle violence s’immisce dans l’école de la République. Plus que jamais, nous formons une même communauté de travail, de valeurs et de destin. »
Dans l’après-midi, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, accompagné de Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, et Sabrina Agresti-Roubache, ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, réagissait au drame : « Le collège Lakanal est absolument remarquable dans sa politique de prévention et il est connu comme tel. C’est un collège dont les équipes sont également remarquables : la façon dont ses membres ont réagi, en neutralisant l’élève, dont ils se sont portés au secours de leurs élèves alors même que certains avaient leurs enfants dans le collège, en pensant d’abord à leur classe, est absolument exceptionnelle. »
Le lendemain, mardi 13 octobre, habitants, parents, enseignants et citoyens se rassemblaient sur le cours Foch. L’occasion pour chacune et chacun d’exprimer son émotion, son indignation et l’inquiétude suscitées par cet événement, mais aussi de réaffirmer une exigence collective : celle de pouvoir étudier et travailler dans un environnement serein et sécurisé.