Patrimoine commémoratif

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Les monuments

À la fin de la Première Guerre mondiale, la France est marquée par le deuil et la volonté d’honorer ses nombreux morts. Dans ce contexte, les communes érigent partout sur le territoire des monuments commémoratifs : entre 1920 et 1925, seize monuments sont ainsi élevés quotidiennement pour célébrer les « Morts pour la France ». À Aubagne, dès la séance du 8 décembre 1918, le Conseil municipal décide le vote d’un emprunt afin de financer l’édification, sur le cours Legrand, d’un monument à la mémoire des enfants de la ville tombés au combat. Le projet est officiellement adopté au début de l’année 1919 et confié au sculpteur Henri Raybaud, sous la direction des architectes départementaux Gaston Castel et Louis Chauvet.

La première pierre est posée le 24 août 1919. Toutefois, le chantier subit de nombreux retards, notamment en raison de la crise des transports, mais surtout à la suite d’un événement majeur : en juin 1921, le navire Emmanuele Baratta, transportant depuis Carrare le bloc de marbre destiné à l’œuvre, fait naufrage au large de Cavalaire. Il devient alors nécessaire de tailler un nouveau bloc, repoussant l’achèvement du monument, qui ne sera finalement inauguré que le 11 novembre 1922, lors d’une cérémonie civique accompagnée par la musique municipale interprétant La Marseillaise.

Le monument, situé sur la plus grande et belle place de la ville, se compose de deux groupes sculptés. Sur un socle en pierre claire s’élève, dans le registre supérieur, une allégorie en marbre de Carrare représentant la Victoire ailée survolant deux soldats : un jeune chasseur alpin et un vieux poilu. À leurs pieds figurent divers attributs guerriers tels qu’une roue de canon, un affût et un casque allemand, symbolisant le combat et la victoire. Dans le registre inférieur, réalisé en pierre de l’Estaillade, la Ville d’Aubagne est personnifiée par une noble femme qui désigne à un enfant le respect et l’admiration dus à ces soldats, artisans de la Grande Paix. À ses côtés, elle tend une branche d’olivier, symbole de paix, tandis que le coq gaulois chante la victoire et qu’un soleil levant, gravé sur le socle, rayonne à l’arrière-plan.

À l’origine, l’ensemble reposait sur un perron monumental entouré d’une grille en fer forgé de style Art déco, complété par des lampadaires triomphaux fournis par la Maison Durenne à l’avant, ainsi que par des lampadaires à gaz disposés à l’arrière, alignés avec les arbres de la place. Cet aménagement a été profondément modifié lors du réaménagement du cours en 1982, avec notamment l’ajout de bassins.

Au fil du temps, le monument a subi les effets de l’usure. En 2015, le bras de la Victoire se brise, révélant l’altération du marbre et la fragilité de l’ensemble sculpté. Face à cet état, une campagne de restauration est engagée, avec une opération programmée pour 2025. Celle-ci s’inscrit dans une démarche de long terme, visant à prendre en compte les contraintes techniques spécifiques et à préserver, avec la plus grande précision, la qualité et l’intégrité de cette œuvre commémorative majeure.

Les cérémonies et événements

Depuis les attentats du 11 mars 2004 à Madrid, la France rend hommage aux victimes du terrorisme, touchées sur son territoire comme à l’étranger. Cette journée de recueillement rappelle la nécessité de ne jamais oublier celles et ceux qui ont été frappés dans leur chair.

Elle s’inscrit dans une mémoire collective marquée par des événements tragiques, tels que l’attentat contre les journalistes de Charlie Hebdo en 2015, les attaques terroristes ayant coûté la vie à de nombreux ressortissants français à travers le monde, ou encore les actes perpétrés plus récemment sur le territoire national.

Se souvenir aujourd’hui, c’est affirmer un triple engagement : un devoir de mémoire envers les victimes, un devoir de soutien envers leurs proches, et un devoir de vigilance pour l’avenir.

Les cérémonies organisées à cette occasion, comme celle tenue au monument aux morts d’Aubagne, constituent des temps forts de recueillement, de mémoire et de transmission. Elles rappellent que la lutte contre le terrorisme exige une mobilisation constante, fondée sur les valeurs de fraternité, de liberté et de résilience.

Lors de cette cérémonie, David Bologna, Brigadier-Chef Principal de la police municipale d’Aubagne, a été décoré de la médaille « Acte de Bravoure, Courage et Dévouement », en reconnaissance de son engagement exemplaire.

Retour sur la commémoration du 11 mars 2026

Instaurée en 2012, la journée du 19 mars s’inscrit aux côtés d’autres grandes dates de commémoration, telles que celles du 5 décembre et du 25 septembre. Elle reflète une volonté collective forte : celle de préserver le souvenir et d’honorer l’histoire.

Ce moment de recueillement, empreint de dignité et d’émotion, rend hommage à toutes celles et tous ceux qui ont traversé ces épreuves, combattu avec courage ou perdu la vie. Longtemps qualifiés d’« événements », ces affrontements ont été officiellement reconnus comme une guerre par la loi de 1999. Cette reconnaissance a permis de construire, au fil du temps, une mémoire nationale plus juste et fidèle à la réalité des faits.

Les chiffres témoignent de l’ampleur du sacrifice consenti : plus de 25 000 morts et près de 70 000 blessés pour la France.

À travers cette commémoration, c’est le devoir de mémoire qui se perpétue, ainsi que la transmission aux générations futures des valeurs essentielles de paix, de dialogue et de fraternité.

Retour sur la commémoration du 19 mars 2026

Célébrée chaque année le dernier dimanche d’avril, cette journée rend hommage à toutes celles et ceux qui furent déportés durant la Seconde Guerre mondiale, en raison de leurs origines, de leurs convictions ou de leurs actes de résistance.

Instituée pour entretenir la mémoire de ces tragédies, cette journée rappelle l’ampleur des persécutions menées dans les camps de concentration et d’extermination nazis. Elle honore à la fois les victimes, qui ont souffert et souvent perdu la vie dans des conditions inhumaines, et les héros, dont le courage et l’engagement demeurent un exemple pour les générations présentes et futures.

Ce temps de recueillement invite à ne jamais oublier les crimes commis et à préserver la mémoire de ceux qui en ont été les témoins ou les victimes. Il souligne également l’importance de transmettre cette histoire, afin de lutter contre l’oubli, le négationnisme et toutes les formes de haine.

À travers cette commémoration, la Nation réaffirme son attachement aux valeurs de dignité humaine, de liberté et de justice, et rappelle que la vigilance collective reste essentielle pour préserver la paix.

Cet anniversaire commémore la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie en 1945 et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Cette date marque l’aboutissement de longues années de conflit, de souffrances et de sacrifices consentis par des millions de personnes.

Cette journée rend hommage à toutes celles et tous ceux qui ont combattu pour la liberté : soldats, résistants, alliés et civils engagés dans la lutte contre l’oppression. Elle honore également la mémoire des victimes de la guerre, dont le souvenir demeure au cœur de la mémoire nationale.

À Aubagne, cette commémoration s’inscrit dans le devoir de mémoire porté par la commune, à travers les cérémonies organisées au monument aux morts et les temps de recueillement partagés avec les habitants, les associations et les autorités locales. Ces moments permettent de rendre hommage aux Aubagnais et aux combattants ayant participé à cet effort collectif, tout en rappelant l’impact de la guerre sur la ville et ses habitants.

Moment de reconnaissance et de transmission, le 8 mai rappelle l’importance de l’unité et du courage face à l’adversité. Il invite à faire vivre, y compris à l’échelle locale, les valeurs de paix, de liberté et de solidarité entre les peuples, en souvenir de celles et ceux qui ont contribué à les défendre.

Chaque 27 mai, nous rendons hommage à l’engagement de toutes celles et tous ceux qui, durant la Seconde Guerre mondiale, ont refusé l’occupation et la soumission, et ont œuvré pour la liberté de la France.

Cette date fait référence à la première réunion du Conseil national de la Résistance en 1943, moment fondateur qui a permis d’unifier les différents mouvements de résistance autour de valeurs communes et d’un même objectif : libérer le territoire et rétablir la République.

Cette journée honore le courage des résistants, connus ou anonymes, qui ont agi au péril de leur vie pour défendre la dignité, la liberté et les idéaux démocratiques. Elle rappelle également le rôle essentiel de la Résistance dans la reconstruction du pays et dans la définition des principes qui fondent encore aujourd’hui notre République.

À Aubagne, cette mémoire résonne particulièrement à travers les hommages rendus localement aux figures de la Résistance et aux événements qui ont marqué le territoire et ses habitants durant cette période. Les cérémonies organisées dans la commune contribuent à entretenir le souvenir de ces engagements et à transmettre aux générations futures les valeurs de courage, de solidarité et de liberté.

Temps de mémoire et de transmission, cette commémoration invite à faire vivre l’héritage de la Résistance auprès des générations futures. Elle souligne l’importance de l’engagement citoyen, du refus de l’injustice et de la défense des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

Le 8 juin est dédié à la mémoire des soldats morts pour la France lors des conflits d’Indochine, qui se sont déroulés dans la première moitié du XXᵉ siècle, jusqu’en 1954. Cette journée officielle permet de reconnaître l’engagement de celles et ceux qui ont servi dans un théâtre d’opérations lointain, dans un contexte marqué par des conditions de combat particulièrement difficiles et exigeantes.

À travers cette commémoration, la Nation salue le courage, la détermination et le sens du devoir de ces militaires, ainsi que le sacrifice consenti par nombre d’entre eux. Elle rappelle également les épreuves vécues par les combattants et leurs familles, et l’impact durable de ce conflit dans l’histoire collective.

À Aubagne, cet hommage prend forme lors de cérémonies organisées au monument aux morts, réunissant autorités, associations et citoyens. Ces rassemblements contribuent à inscrire la mémoire nationale dans le cadre local, en honorant celles et ceux du territoire qui ont participé à ces opérations ou qui ont été concernés par ces événements.

Ce temps de commémoration participe pleinement au devoir de mémoire. Il permet de transmettre l’histoire aux générations futures et de rappeler l’importance des valeurs de respect, de reconnaissance et de paix, qui fondent l’engagement de la Nation envers ses anciens combattants.

Le 18 juin rend hommage à l’appel lancé depuis Londres par le général de Gaulle en 1940, invitant les Français à refuser la défaite et à poursuivre le combat face à l’occupant. Ce message, devenu fondateur de la France libre, marque un moment déterminant de l’histoire nationale et incarne l’esprit de résistance face à l’adversité.

Cette commémoration rappelle l’importance de cet engagement initial, qui a contribué à rassembler celles et ceux qui ont choisi de continuer la lutte, malgré les difficultés et l’incertitude. Elle souligne le rôle essentiel de la détermination, du courage et de la volonté dans la construction de la liberté retrouvée.

À Aubagne, cette journée est l’occasion d’un temps de recueillement et d’hommage, notamment lors de cérémonies organisées par la commune. Elles permettent d’associer les habitants à ce souvenir collectif et de faire vivre, à l’échelle locale, la mémoire de cet appel et des valeurs qu’il porte.

À travers cette date symbolique, la Nation réaffirme son attachement aux principes de liberté, de résistance et d’engagement, tout en transmettant aux générations futures l’exemple d’un choix décisif face à l’épreuve.

Le 14 juillet, jour de la Fête nationale, célèbre à la fois la prise de la Bastille en 1789 et la Fête de la Fédération de 1790, deux événements fondateurs de l’histoire républicaine française. Cette date symbolise les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, au cœur de l’identité nationale.

Elle est également l’occasion de mettre à l’honneur les forces armées et les institutions qui œuvrent au service de la Nation, à travers notamment les cérémonies, défilés et temps de commémoration organisés sur l’ensemble du territoire.

Cette journée se traduit par des rassemblements et des moments de partage à Aubagne, réunissant les habitants, les autorités locales et les associations. Ces instants contribuent à faire vivre l’esprit républicain à l’échelle de la commune et à renforcer le lien entre mémoire collective et engagement citoyen.

Au-delà de son caractère festif, le 14 juillet demeure un temps fort de mémoire et de cohésion nationale, rappelant l’attachement aux valeurs fondatrices de la République et leur transmission aux générations futures.

Le 21 août marque la commémoration de la Libération de Aubagne, intervenue en 1944 dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale. Cette date rappelle l’entrée des forces alliées et des mouvements de résistance dans la ville, mettant fin à l’occupation et ouvrant la voie au retour de la liberté.

Cet événement s’inscrit dans la grande histoire de la Libération du territoire national, marquée par l’engagement conjoint des forces alliées, des combattants et des résistants locaux. Il témoigne du courage de celles et ceux qui ont contribué, parfois au péril de leur vie, à rendre Aubagne à la liberté.

À Aubagne, cette journée donne lieu à des cérémonies et des hommages organisés en présence des autorités, des associations d’anciens combattants et des habitants. Ces moments de recueillement permettent de rendre hommage aux acteurs de la Libération et de rappeler les épreuves traversées par la population durant l’Occupation.

Au-delà de l’hommage, cette commémoration participe au devoir de mémoire et à la transmission de l’histoire locale. Elle rappelle l’importance de préserver les valeurs de liberté, de courage et de solidarité, afin que le souvenir de ces événements continue d’éclairer les générations futures.

Le 25 septembre est consacré à la reconnaissance et à la mémoire des harkis et de l’ensemble des membres des formations supplétives ayant servi la France durant la guerre d’Algérie. Cette journée nationale rend hommage à leur engagement, souvent dans des conditions difficiles et marquées par des choix douloureux, ainsi qu’aux épreuves qu’ils ont traversées à l’issue du conflit.

Elle permet de saluer la fidélité, le courage et le sens du devoir de ces hommes et de leurs familles, tout en rappelant les parcours de vie parfois marqués par l’exil, l’accueil en France et les difficultés d’intégration. Cette commémoration s’inscrit dans une volonté de reconnaissance et de transmission de cette histoire longtemps méconnue ou silencieuse.

À Aubagne, cette journée donne lieu à des temps de recueillement et d’hommage organisés par la commune, en lien avec les associations et les acteurs du monde combattant. Ces cérémonies participent à inscrire cette mémoire dans le cadre local, en rappelant l’importance de reconnaître chaque parcours et chaque engagement.

Au-delà de l’hommage, cette journée nationale contribue à faire vivre le devoir de mémoire et à transmettre aux générations futures une meilleure compréhension de cette période de l’histoire. Elle invite à porter un regard empreint de respect, de reconnaissance et de solidarité, en cohérence avec les valeurs de la République.

Le 11 novembre commémore la signature de l’armistice de 1918, qui mit fin aux combats de la Première Guerre mondiale. Cette date marque la victoire et le retour progressif de la paix en Europe après quatre années d’un conflit particulièrement meurtrier.

Elle est aussi devenue un moment d’hommage à tous les Morts pour la France, toutes générations de conflits confondues. À travers cette commémoration, la Nation se souvient du sacrifice des soldats tombés au combat, ainsi que des souffrances endurées par les populations civiles durant la guerre.

À Aubagne, comme sur l’ensemble du territoire, cette journée est marquée par des cérémonies au monument aux morts, en présence des autorités, des associations d’anciens combattants, des élèves et des habitants. Ces rassemblements constituent des temps forts de recueillement et de transmission de la mémoire collective.

Au-delà du souvenir, le 11 novembre invite à mesurer le prix de la paix et à réaffirmer l’importance des valeurs de solidarité, de liberté et de fraternité. Il rappelle également la nécessité de transmettre cette mémoire aux générations futures afin que de tels conflits ne se reproduisent pas.

Le 5 décembre est consacré à l’hommage rendu aux « Morts pour la France » de la guerre d’Algérie ainsi que des combats du Maroc et de la Tunisie. Cette journée nationale permet de reconnaître le sacrifice de celles et ceux qui ont participé à ces conflits, dans des contextes historiques complexes et souvent marqués par des parcours de vie difficiles.

Elle constitue un moment de recueillement dédié à la mémoire des militaires et des civils ayant perdu la vie lors de ces opérations, ainsi qu’à la reconnaissance de leur engagement au service de la Nation. Elle rappelle également l’importance d’accompagner le souvenir des combattants et de leurs familles.

À Aubagne, cette commémoration se traduit par des cérémonies organisées au monument aux morts, réunissant autorités, associations d’anciens combattants et citoyens. Ces instants partagés contribuent à inscrire cette mémoire dans le cadre local et à maintenir vivant le lien entre histoire nationale et mémoire collective.

Au-delà de l’hommage, cette journée participe pleinement au devoir de mémoire. Elle invite à mieux comprendre ces pages de l’histoire, à reconnaître les engagements passés et à transmettre aux générations futures les valeurs de respect, de reconnaissance et de paix.