Nathan et Sulivan Mezouar

Nathan et Sullivan Mezouar tête contre tête avec du matériel pour filmer à la main.
Nathan et Sullivan Mezouar
Deux fois plus de talent !

Publié le

Quand Nathan et Sulivan Mezouar découvrent à 12 ans la vidéo lors de stages gratuits à la MJC d’Aubagne, ils ne s’imaginent pas alors combien cette initiation sonnera pour eux comme une révélation. Nathan se souvient : « On s’amusait à faire des courts-métrages avec des effets spéciaux ». Très vite, les récompenses s’enchaînent : à 13 ans, ils remportent leur premier concours, puis un second à 15 ans lors d’un festival à l’île d’Oléron, qui leur permet d’acheter leur première caméra. À 16 ans, sollicités par la Ville pour animer des ateliers, ils créent leur association Les Prods. Pour Sulivan, l’histoire est belle : « On avait appris 2, 3 ans auparavant et là on est formateur ! ».

En parallèle, les frères Mezouar obtiennent un bac ES mention Bien puis un diplôme d’éducateur spécialisé à l’IRTS de Marseille. La vidéo devient un atout pendant leur accompagnement auprès des différents publics et des jeunes en particulier. Nathan explique : « lors d’un stage d’éducateur de rue, je réalise le clip d’un jeune. J’utilise ma compétence pour créer un lien avec lui. L’art pour moi à ce moment-là c’est un terrain d’entente entre le jeune et moi ». Leur diplôme en poche, refusant deux CDI, ils décident de se consacrer exclusivement à leur association Les Prods en tant qu’éducateurs spécialisés en médiation audiovisuelle.

Comme le confie Nathan : « l’association c’est presque un justificatif à rester avec mon frère. Mais aussi la liberté de créer, d’accompagner les jeunes et de leur transmettre notre passion. Tout en s’amusant aussi bien sûr ! ». Autodidactes et complémentaires -Nathan à l’organisation, Sulivan à la création- les jumeaux, salariés depuis deux ans, interviennent auprès de collèges, MJC, centres sociaux, DITEP, services jeunesse… Sulivan précise : « les jeunes ont besoin de s’exprimer et ont peur du jugement. La vidéo c’est un bouclier qui permet de se protéger des jugements des autres ».

Preuves de leur succès, le court-métrage « Pour un regard » sur le harcèlement a été élu lauréat académie Aix-Marseille et le précédent « Écoutez-moi » cumule 300 000 vues ! Clubs vidéo, théâtre, stages d’éloquence, podcasts « Des maux et des mots », court-métrages : « Tous les moyens sont bons pour libérer la parole des jeunes » reconnaissent-ils. Aujourd’hui, ils se définissent comme des réalisateurs de films à caractère social et aspirent désormais à concrétiser leur rêve : réaliser leur propre film. Retenez bien leur nom : ils n’ont pas fini de vous étonner !