Kyara Chagot

Kyara Chagot
Gros plan sur un parcours hors cadre

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Kyara Chagot a su très tôt qu’elle travaillerait dans le cinéma. Grandissant à Aubagne, dans une famille d’artistes, elle s’initie à la danse avec l’école Extravadanse, mais aussi au théâtre, à la peinture et au dessin. Titulaire d’un bac scientifique puis d’une licence Arts du spectacle option cinéma, elle cherche un métier conciliant goût artistique et rigueur scientifique, sens du relationnel et de l’organisation.  

« Je suis tombée sur le métier de directrice de production. C’est la personne qui jongle entre les volontés du réalisateur et le budget imposé par la production. Je me suis dit : c’est ça que je veux faire. Et c’est en recherchant un Master spécialisé dans ce domaine que j’ai découvert l’école de cinéma SATIS… alors que je suis d’Aubagne ! ». Pour se donner toutes les chances d’intégrer le Master très sélectif « Métiers de la réalisation et direction de production », Kyara passe par une troisième année de Licence. Aujourd’hui en seconde année de Master, elle met en avant l’excellence des enseignements dispensés : « SATIS est très réputée dans le milieu professionnel et nous avons la chance d’être régulièrement formés par des intervenants reconnus ».

Curieuse et déterminée, Kyara enrichit son parcours au fil des expériences et des rencontres. Elle se démarque au travers de choix audacieux, comme en témoigne son sujet de mémoire consacré au cinéma comme outil d’art-thérapie et d’intégration auprès des personnes atteintes de schizophrénie et d’autisme. Elle mène de front ses études et ses projets personnels, en s’engageant dans la réalisation du court-métrage d’un ami. « Je trouvais le scénario très intéressant : un dialogue philosophique sur la place de la religion. Et puis en qualité de directrice de production j’aurai la vision globale de la construction d’un film du début à la fin ». Elle a déjà monté les dossiers de demande de subventions, notamment auprès de la ville d’Aubagne.

« Les services m’ont accompagnée dans mes démarches. Et nous avons obtenu une aide de 400 euros. » Pour son film de fin d’études, elle a rejoint celui écrit par Oksana Pobegail,gagnante du premier Prix du SiRAR 2026, retraçant le lien d’amitié entre deux filles lors d’une rupture amoureuse. Après un dernier stage de quatre mois à partir de mars prochain, Kyara fera son entrée dans le monde professionnel avec confiance. « Je pars du principe que la vie m’amènera à l’endroit où je dois aller », confie-t-elle, bien décidée à concrétiser son rêve : devenir directrice de production sur de grandes fictions cinématographiques.