Histoire
Publié le – Mis à jour le
Origines et premiers siècles
Premières mentions
La première attestation écrite du nom d’Aubagne remonte à l’an 1005 sous la forme Albanea dans le cartulaire de l’abbaye de Saint‑Victor de Marseille : il s’agit d’un acte de donation lié à une terre cultivée dans la vallée, probablement autour d’une exploitation agricole à proximité d’un lieu de culte.
Évolution du nom
Au fil des siècles, le nom évolue : de Albanea à Albaigne, puis Aulbaigne, avant de devenir Aubagne tel qu’on le connaît aujourd’hui. En provençal, le nom historique est Aubanha.
Aubagne au Moyen Âge
Débuts de l’implantation urbaine
Aux XIᵉ et XIIᵉ siècles, Aubagne se structure progressivement autour de la colline, avec une importance accrue accordée à des lieux de culte comme la chapelle Saint‑Michel, Saint‑Pierre ou Saint‑Mitre, dépendant de l’abbaye de Saint‑Victor. La cité se dote aussi de premières fortifications.
Population, remparts et protection
Au XIVᵉ siècle, en raison de crises politiques et de conflits qui secouent la Provence, la population s’entoure de remparts défensifs. Aubagne demeure un centre rural bénéficiant de sa position stratégique au cœur de la vallée.
Temps modernes (XVe‑XVIIIe siècles)
Expansion urbaine et agriculture
Dès le XVe siècle, la ville s’étend au‑delà de ses remparts vers la plaine de l’Huveaune. Les premiers faubourgs apparaissent, notamment autour des zones agricoles drainées grâce à des béals (canaux d’irrigation traditionnels). L’argile présente dans le sous‑sol favorise l’essor des poteries et tuileries.
Épreuves et transformations
Le XVIᵉ siècle est marqué par des périodes difficiles : malheurs climatiques, épidémies de peste ou guerres de religion. Malgré ces crises, la ville continue à s’étendre et à consolider son rôle économique dans la vallée.
Temps modernes (XVe‑XVIIIe siècles)
Expansion urbaine et agriculture
Dès le XVe siècle, la ville s’étend au‑delà de ses remparts vers la plaine de l’Huveaune. Les premiers faubourgs apparaissent, notamment autour des zones agricoles drainées grâce à des béals (canaux d’irrigation traditionnels). L’argile présente dans le sous‑sol favorise l’essor des poteries et tuileries.
Épreuves et transformations
Le XVIᵉ siècle est marqué par des périodes difficiles : malheurs climatiques, épidémies de peste ou guerres de religion. Malgré ces crises, la ville continue à s’étendre et à consolider son rôle économique dans la vallée.
XVIIe‑XVIIIe siècles
Croissance et aménagements
Les XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles sont des périodes d’urbanisation plus apaisée : nouvelles voies de communication, aménagements urbains, développement de lieux de culte et renforcement des activités économiques.
XIXe siècle : modernisation et essor
Industrialisation et communication
Au XIXᵉ siècle, Aubagne connaît une croissance économique et démographique soutenue. L’amélioration du réseau routier, l’apparition de nouveaux moyens de transport et l’évolution des échanges commerciaux dynamisent l’économie locale.
Céramique et artisanat
L’industrie de la céramique, ancrée depuis longtemps sur le territoire, se développe fortement. Cette tradition perdure jusqu’à aujourd’hui et fait partie de l’identité culturelle de la ville.
XXe siècle : mutations et guerres
Le XXᵉ siècle voit une transformation profonde du paysage urbain. Face aux guerres mondiales, aux crises économiques et aux évolutions sociales, Aubagne passe progressivement d’un bourg rural à une ville moderne, intégrant des quartiers périphériques tout en conservant une identité provençale forte.
Une page entière sur Les Aubagnais dans la Grande Guerre (1914‑1918) lui est d’ailleurs consacrée.
Envie d’aller plus loin ? D’étudier une période en particulier ? Faites un saut aux Archives Municipales !