Les archives constituent la mémoire vivante d’une société et jouent un rôle essentiel dans l’exercice de la citoyenneté. Leur accès, sous réserve des délais légaux de communicabilité, est d’ailleurs un droit essentiel. Il s’agit alors de connaître et de contrôler l’action des nouvelles administrations. Sources d’informations fiables, les archives permettent aux Aubagnais de comprendre les décisions publiques, d’en vérifier la légalité et d’en mesurer les effets. Consulter les délibérations d’un conseil municipal, les documents d’urbanisme ou les budgets publics, c’est exercer un droit fondamental : celui d’être informé. En effet, dans une démocratie, les archives sont d’abord un outil de gouvernance et de transparence.
Les archives sont également un instrument de protection des droits. Elles apportent des preuves : prouver une propriété, faire valoir une carrière, établir une filiation. Pour chaque individu, elles sécurisent le parcours de vie. À l’échelle collective, elles permettent aussi de reconnaître des injustices passées et de construire une mémoire partagée. En cela, elles participent à la justice et à la réparation.
Au-delà de leur dimension juridique, les archives nourrissent le sentiment d’appartenance. Vecteur de cohésion, elles relient les générations, éclairent les évolutions sociales et culturelles, et donnent du sens au présent. Les ateliers pédagogiques, les expositions et la mise en ligne des fonds favorisent l’appropriation de l’histoire d’Aubagne par tous les publics. Loin d’être réservées aux chercheurs, les archives sont un bien commun. Chacun peut d’ailleurs contribuer à la constitution de cette mémoire collective à l’image de la centaine de citoyens qui ont déjà partagé leurs documents familiaux.
À l’ère numérique, le rôle des archives demeure central mais la conservation des données électroniques, la lutte contre l’obsolescence technologique et l’ouverture des données publiques représentent de nouveaux défis.