Cadre de vie : Aubagne, au cœur de la vie des quartiers

À Aubagne, la vie des quartiers s’articule autour de valeurs partagées : un cadre de vie préservé, le lien social renforcé, des services municipaux de proximité et des habitants engagés. Ensemble, ces initiatives contribuent à faire de chaque quartier un lieu où il fait bon vivre.

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Un cadre de vie préservé

Le cadre de vie représente la toile de fond du quotidien des habitants : propreté des espaces publics, qualité de la voirie, présence d’espaces verts, sécurité et aménagements urbains participent au bien-être des résidents des 11 quartiers d’Aubagne : Camp Major, Aubagne Sud, St Mitre, La Tourtelle, Charrel , Pin Vert, Passons, Ganteaume/ Palissy, Eoures, Beaudinard, et Centre-ville.

Ce cadre de vie repose sur une organisation transversale pilotée par les services techniques. « Parler d’aménagement de la ville et des quartiers, c’est à la fois donner des grandes orientations et parler de proximité, travailler sur toutes les échelles de temps : le court, le moyen et le long terme » précise Jean-Marc Bonino, Directeur Général Adjoint Aménagement du Cadre de Vie. Cette vision s’appuie sur des choix stratégiques, conciliant développement urbain et préservation du cadre de vie, à l’image du pôle éducatif des Passons, bâtiment bioclimatique qui accueillera à la rentrée de septembre 2026 plus de 320 élèves. Le PLUi (Plan local d’urbanisme intercommunal) protège aujourd’hui 70 % du territoire communal. « Sur les 30% restants, on dispose des outils réglementaires pour favoriser les espaces verts dans les nouvelles constructions. »

La lutte contre la pollution visuelle contribue à améliorer le cadre de vie : en 2025, 700 panneaux publicitaires ont été retirés, dont près de 90 dans le quartier de Camp Major, à proximité de la Légion étrangère. La transformation des mobilités vise à redessiner le quartier du centre-ville avec l’arrivée prochaine du Val’Tram et la création de 50 km de pistes cyclables, dans le cadre du schéma directeur marche-vélo. La propreté de l’espace public demeure une priorité, avec près de 1 000 tonnes de dépôts sauvages traitées en 2025. L’entretien des parcs et espaces verts, la végétalisation des cours d’écoles, la création d’îlots de fraicheur, la désimperméabilisation des sols ou les travaux de voirie intégrant des noues paysagères au parking des Solans, témoignent de l’adaptation de la ville face au changement climatique. Engagée depuis 2016 dans un contrat de modernisation de l’éclairage public, la commune poursuit le passage en LED permettant, à terme, de réduire de 75 % la consommation énergétique. Enfin, la tranquillité publique repose sur une Police municipale de proximité, dotée d’un PCSU actif 24h/24 et près de 200 caméras réparties sur tout le territoire, dont les lieux de vie tels que la gare ou le secteur résidentiel du quartier des Eoures.

Cette approche globale est récompensée par le maintien du label 3 fleurs valorisant les choix de la Ville pour un cadre de vie attractif et durable, et suscitant le dynamisme associatif local.

Le tissu associatif, moteur du lien social

La vitalité des quartiers repose sur l’engagement conjoint de nombreux acteurs : habitants, institutions, services municipaux, à l’image de la Maison de la vie associative, structures de proximité chargée d’animer les quartiers au quotidien. Les associations y jouent un rôle essentiel pour créer du lien et accompagner les habitants. La Ville s’appuie sur un dynamisme associatif porté par 670 associations culturelles, sportives ou sociales. Le maintien du volume d’aides – subventions, prêts gratuits de salles ou de matériel – traduit une volonté politique affirmée en faveur du lien social.  Des aides financières aux associations des quartiers prioritaires, comme ceux du Charrel et de La Tourtelle, sont également attribuées dans le cadre du contrat de ville, mené en partenariat avec l’État, la Métropole et le Département. Ce travail collectif vise à soutenir des projets co- construits avec les habitants en réponse à leurs attentes. Maisons de quartier et associations agissent ainsi en étroite collaboration, en proposant des activités accessibles à tous, favorisant l’entraide et la convivialité : Qi Gong, Tai Chi Chuan et Méditation pour adultes au quartier du Pin Vert, Sport et culture pour seniors au quartier des Passons, danse et comédie musicale pour enfants et adultes au quartier de Palissy, parcours urbain pour jeunes au quartier de Camp major, et traditions tous publics au quartier de Beaudinard. Implantée au cœur du quartier du Charrel, l’association Effi-Sciences s’inscrit pleinement dans cette démarche citoyenne. Créée il y a deux ans, elle s’articule autour de trois axes majeurs : l’aide aux devoirs, l’accompagnement dans les démarches administratives et l’organisation de temps festifs pour les familles. Lauréate l’an dernier du budget participatif métropolitain pour son projet « Viens on s’aide ! », elle a su répondre à une demande des habitants, en inaugurant récemment un lieu ressources, d’écoute et de partage, doté d’un espace informatique. Son président Maamar Labbaci aime à rappeler la genèse de la structure : « Je l’ai créée pour accompagner les habitants dans leurs démarches, recentrer les actions sur des questions pratiques. L’idée, c’était de faire le meilleur avec ce que l’on a, d’être efficient ».

À l’image d’Effi-Sciences, ces initiatives de proximité témoignent de la force du monde associatif pour tisser du lien et faire grandir une cohésion sociale partagée, en écho à l’action quotidienne des services municipaux engagés auprès des habitants.

Les services municipaux au plus près des Aubagnais

La municipalité soutient les habitants et les associations grâce à des structures de proximité en vue de tisser du lien, accompagner les initiatives et faire vivre la vitalité des quartiers, à l’image des 6 maisons de quartier : Pin Vert, Palissy, Les Passons, Le Charrel, La Tourtelle, Centre-ville. « Leur tronc commun s’articule autour d’un tryptique : être un lieu ouvert et de lien social, d’animation et de services à la population », souligne Benjamin Maccioni, adjoint au DGS et DGA Attractivité et Qualité de vie. Dans chaque quartier, les actions se construisent au plus près des besoins des habitants, souvent gratuitement ou à coût symbolique, et s’adressent à tous les publics, de tous les âges, à travers une offre variée : aide aux devoirs, ateliers cuisine, pratiques sportives, accompagnement numérique, repas partagés, sorties culturelles, cours de français. Depuis plusieurs années, une dynamique inter-quartiers, inter-générationnelle et inclusive s’est développée, rythmée par des temps forts comme le Foot pied d’immeuble, le carnaval, la chasse aux œufs ou les animations de Noël. « L’enjeu est aussi de sortir du quartier, de favoriser la mobilité, pour aider à rêver et à s’interroger, deux piliers de l’émancipation », poursuit Benjamin Maccioni. Cette ouverture se traduit par une médiation culturelle active menée avec les maisons de quartier, la Médiathèque, les établissements culturels et le Médiabus, une médiathèque de proximité allant à la rencontre des habitants des différents quartiers pour les sensibiliser au monde du livre. Ateliers d’écriture, projets d’éducation artistique et culturelle, sorties culturelles ou participation aux événements comme la Nuit de la Lecture à la Maison de quartier du centre-ville ou Grain de Sel sont autant d’exemples illustrant la richesse et la qualité de l’offre culturelle déployée. Le Centre communal d’action social complète ce maillage en orientant les personnes isolées vers les structures de quartier. Ces dispositifs reposent sur des équipes engagées dans leur mission de service public pour faire vivre le lien social au cœur de la vie locale. Accompagnées par la Ville, ces structures de proximité demeurent des lieux essentiels de solidarité et de rencontres, où se créent les échanges du quotidien et s’épanouit l’engagement citoyen.

Vivre son quartier par l’engagement

La participation citoyenne prend des formes multiples, traduisant la volonté d’associer les habitants aux décisions qui façonnent leur quotidien. Au-delà des dispositifs institutionnels, la parole habitante peut s’exprimer directement par l’envoi d’une doléance aux élus, témoignant d’une attention constante portée aux réalités du terrain.

Cette dynamique s’illustre également grâce à l’organisation de concertations publiques. L’année passée, la commune a lancé une enquête participative en ligne portant sur les mobilités douces avant de proposer un schéma directeur Marché/Vélo. Elaboré dans le dialogue, ce projet a été présenté lors de réunions publiques et enrichi par les échanges partagés avec les associations, les acteurs de la filière, la Métropole, la Région Sud et l’Éducation nationale. D’autres démarches participatives, comme l’Atlas de la Biodiversité Communale, invitent les habitants à recenser points d’eau et patrimoine en pierre sèche.

L’expression des habitants se manifeste également à l’occasion des conseils de quartier organisés chaque année dans chaque quartier. Ces rencontres offrent aux habitants un moment privilégié pour échanger directement avec les élus et les services municipaux, autour de la sécurité et du cadre de vie. Leur implication est aussi encouragée et valorisée lors des Conseils d’intérêt de quartier (CIQ), symbolisée par la nomination d’habitants référents chargés de faire remonter des problématiques plus générales.

L’engagement citoyen s’incarne aussi dans des parcours individuels. Habitante du Charrel depuis 2018, Sabrina Chikhi a participé à l’attribution de noms de rue dans son quartier, projet issu d’une mobilisation collective. Elle s’investit aussi au sein du conseil citoyen de son quartier, qui réunit une fois tous les deux mois les principaux acteurs du quartier : habitants, commerçants, associations et bailleur. Sa mission : relever les préoccupations des habitants et en informer les instances compétentes. À son initiative, des événements ont vu le jour comme la fête des habitants ou le loto de Noël intergénérationnel. Elle propose plus d’interaction : « un quartier qui se tait est un quartier qu’on oublie. Un quartier qui s’exprime est un quartier qu’on respecte ».

Ces espaces de dialogue reflètent la volonté de donner aux Aubagnais un rôle actif dans la vie de leur quartier.