Directeur

Nathalie Fornelli

Responsable de la Maison de la Justice et des Droits

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Depuis le 31 août, elle est la nouvelle responsable de la Maison de la Justice et des Droits (MJD) du Pays d’Aubagne. Greffière depuis 2001, ayant fait ses débuts à Paris, Nathalie Fornelli est ensuite mutée au Tribunal judiciaire de Marseille. Pendant 18 ans, elle y fera « essentiellement du pénal au Parquet », occupant successivement les fonctions de responsable du service des scellés, de greffière en chambre correctionnelle puis de régisseur suppléante.

Aujourd’hui, c’est la justice de proximité qu’elle incarne au sein de la MJD, endossant par ailleurs le statut de coordinatrice aux côtés de Christine Ricard, adjointe administrative principale. « Pendant 20 ans, je n’ai fait que du contentieux et du répressif. J’avais envie de changement, d’être utile. C’est gratifiant d’aider les gens, d’autant qu’ils se montrent reconnaissants », commente la nouvelle greffière. Si elle affirme « prendre ses marques, écouter, apprendre à connaître le monde associatif », Nathalie Fornelli ne peut que constater à quel point « les gens ont beaucoup de soucis, particulièrement en ce qui concerne le logement, la famille ou encore le droit de la consommation ». Soit, les trois domaines pour lesquels la MJD aubagnaise reçoit le plus d’appels. Sans doute plus encore depuis mars 2019 et la fusion des Tribunaux d’Instance et de Grande Instance d’Aubagne, où elle est officiellement devenue une antenne du Tribunal judiciaire de Marseille sous le titre de Tribunal de proximité.

C’est ici que sont délocalisées depuis lors les matières pénales du Pays d’Aubagne et de l’Étoile, mais aussi de Cassis et de La Ciotat. À ce titre, la structure accueille chaque jeudi un délégué du procureur. Un magistrat qui est loin d’être le seul à occuper l’un des six bureaux que comprennent ces locaux offerts par la Ville à la MJD. Ici se succèdent quotidiennement des éducateurs du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP), du Service Protection de la Jeunesse (SPJ) ou de réparation pénale, sans oublier les intervenants de l’Association de Politique Criminelle Appliquée et de Réinsertion Sociale (APCARS), ni ceux du service d’Information et de Soutien aux Tuteurs Familiaux (ISTF). Autant d’acteurs qui viennent rencontrer les citoyens directement « chez eux » par le biais de ce Tribunal de proximité.

« En parallèle, la MJD offre un accès au droit en donnant la possibilité au public de rencontrer gratuitement, et dans l’anonymat, des avocats, notaires et huissiers de justice sur rendez-vous, grâce au financement octroyé par le Conseil Départemental de l’Accès au Droit des Bouches-du-Rhône (CDAD13) dont nous sommes le bras armé », complète la greffière.

Et puis, la MJD ne serait pas ce qu’elle est sans les nombreuses associations avec lesquelles elle collabore: Adil (logement), Résonance (conflits familiaux), SOS Femmes, Avade (victimes d’infractions pénales) ou encore Asmaj (soutien à la médiation). « Je crois au travail collectif avec les services de la Ville. J’ai l’impression qu’à Aubagne, il y a beaucoup d’interactions entre les différents acteurs », se réjouit cette Arlésienne, « Corse de cœur », installée dans la ville depuis dix ans. Savourant « le plaisir de l’autonomie » que lui offre son poste, celle qui est par ailleurs référente du réseau départemental de lutte contre les violences faites aux femmes, a des projets déjà bien pensés pour sa MJD : restaurer le second étage de la structure de façon à s’agrandir, accueillir plus d’associations et offrir davantage d’accès aux droits aux usagers.

Maison de la Justice et des Droits du Pays d’Aubagne
26 cours Voltaire
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