Véronique Duplan

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Le fil du temps est le fil rouge du travail de Véronique Duplan. Elle est graveur-dessinatrice et se donne comme objectif de n’oublier ni rien ni personne dans son œuvre. Une femme curieuse qui de tout temps a cherché à comprendre. Comprendre le sens des mots, comment la société s’organise. Elle fut tout d’abord infirmière, puis a suivi à sa manière des études pour décrocher un DEA d’Histoire du droit. Là, elle voulait comprendre le fonctionnement des modèles sociétaux. Peut-être pour mieux saisir le pourquoi des actions des hommes. Des humains à qui elle reproche beaucoup de ne pas respecter la nature, la planète, ceux qui sont partis…

Véronique Duplan dans son atelierDes réflexions que l’on retrouve dans son trait. Elle trace, griffe la feuille. Elle aime entendre le son de la plume qui gratte et continuer à voir le papier en arrière-plan. Un besoin de transparence. « J’aime le dessin, la peinture, mais j’aime le trait, j’aime profondément le trait » répète-t-elle d’une douce voix presque inaudible parfois. Inutile d’insister, il suffit de regarder les œuvres qu’elle va exposer au centre d’art contemporain les Pénitents Noirs pour s’en convaincre. Elle s’installe devant de grandes feuilles, prend une plume, place un tissu pour ne pas souiller le papier et commence à tracer de petits cercles qui pourraient s’apparenter à des micro-organismes. « J’invente un territoire, dit-elle. Les animaux ne créent-ils pas leur territoire en faisant le même geste, chaque jour ? »

Véronique travaille par strates dans l’idée de la fossilisation. Son travail s’appuie sur deux idées essentielles : le mythe de Sisyphe et le passage de l’Homme sur terre. « J’aime avoir la trace ». Elle est fascinée par ces carottes de glace qui racontent tout, les colonnes vertébrales qui supportent tout et les cairns qui indiquent le passage des hommes. Autres objets de fascination que l’on retrouve dans ses dessins: la lenteur et le tissage. Toujours une histoire de temps qui passe.

Quand on lui a parlé des dirigeables de l’exposition 14-18. Les éclaireurs du ciel, elle a immédiatement pensé textile. Puis sans aucune morbidité, juste pour le souvenir, elle a imaginé dresser la liste de tous ceux qui sont passés sur terre. Mais elle a abandonné l’idée et s’est remise au trait. Un trait qui parfois dessine une planète ou des ailes d’oiseaux. Elle entraîne alors le visiteur dans un rêve, celui qu’a toujours eu l’homme de voler. Quant à Véronique, elle continue presque de manière obsessionnelle à tracer, sans cadre, à travailler le minuscule.

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