Nicolas Ranque

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Une fois au domaine, nous ne sommes plus qu’à trois quarts d’heure de marche du Garlaban. La croix blanche, édifiée sur l’illustre rocher, est ici bien visible. Symbole fort partagé par les Aubagnais, cairn monumental visé par les randonneurs, la croix du Garlaban occupe dans la vie de Nicolas Ranque une place plus intime. « C’est mon arrière-grand-mère, Marie de Barbarin, qui a fait monter le ciment à dos d’âne pour que la croix soit bâtie sur place. C’était une femme très pieuse. Elle a voulu que perdure la tradition familiale en remplaçant la croix en bois, plantée en 1826 par ses aïeux au faîte de leur domaine de Favéry. »

Dans son cadre ovale, le visage austère de celle que Nicolas Ranque appelle « la grand-mère Barbarin » est en bonne place dans le vestibule. « Ce portrait a toujours fait un peu peur à mes enfants. C’est vrai qu’elle n’a pas l’air commode », s’amuse-t-il. L’ouvrage édité en 1962 par son grandpère, Jacques Pourtal, relate les séjours de cette Marseillaise de bonne noblesse, mère de famille nombreuse, dans la campagne acquise par ses aïeux en 1810. Le lecteur y croise l’âne Coco « qui trottinait sans arrêt de Marseille à Favéry, en tirant sa charrette lors des déplacements d’été, remontant bien souvent les voyageurs arrivés à Napollon par l’omnibus ». Un âne que vint suppléer en 1904 la Darracq vert foncé, automobile monocylindrique qu’il fallait pousser pour lui faire grimper la route de Lascours.

Nicolas Ranque au domaine de Favery, en compagnie d’Hanoy, son affectueuse chienne Landseer.De ses propres séjours d’enfance à Favéry, Nicolas Ranque se souvient de ses grimpettes jusqu’à la croix. « Un vieux tonneau marquait la limite entre notre propriété et celle de la commune, là où est installée aujourd’hui la table d’orientation. Avant que le massif ne soit ravagé à plusieurs reprises par le feu, il était facile de se perdre dans la forêt. » Unique petit-fils de Jacques Pourtal, Nicolas Ranque lui doit d’avoir pu s’installer, il y a trente ans, dans ce coin de paradis, baigné par la lumière si particulière des collines, la garrigue à perte de vue. « Mon grand-père était infiniment attaché au domaine et à son entretien. Le dimanche, il adorait monter sur le massif et y tracer des sentiers. Son souhait le plus cher était que la propriété reste dans la famille. Le château a été vendu en 1979, mais nous avons conservé plus de 60 hectares de terres. »

En période de transhumance, Christelle Gomez, éleveuse cugeoise bien connue sur le marché d’Aubagne, y fait paître son troupeau de brebis. Quand vient le temps de la récolte, Nicolas Ranque prend une semaine de congé pour recueillir les fruits de la centaine d’oliviers qu’il s’attache à cultiver sur la terre ancestrale.

Portrait paru dans l'AJJ N°801 - Décembre 2016


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