Henry Boyer

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Le cérémonial d’une commémoration n’est pas, pour Henri Boyer, l’unique source de ferveur et d’émotion. Bien sûr, la célébration de la Libération d’Aubagne lui fait « venir les larmes aux yeux ».

Henri Boyer ancien sapeur-pompier et porte-drapeau avec en fond le GarlabanMais si le porte-drapeau – fonction qu’il partage avec son complice Edmond Rei – tient haut la hampe, c’est aussi en hommage à ces femmes et à ces hommes qui, comme son grand-père, son père et lui-même, engagent une bonne partie de leur vie à combattre le feu.

En 1873, Esprit Boyer, son grand-père, intégra le corps de sapeurs-pompiers volontaires d’Aubagne. Auguste, son père, prit la relève au son du clairon. En 1938, celui-ci participa à la lutte acharnée que menèrent les pompiers de la région, appelés en renfort sur La Canebière pour venir à bout du terrible incendie des Nouvelles Galeries. Un incendie qui fit 73 morts, près de 200 blessés, et entraîna la création du bataillon de marins-pompiers de Marseille.

C’est en 1967 qu’Henri Boyer, alors métallurgiste chez Péchiney, devint à son tour sapeur-pompier. Il ne compte pas les batailles menées contre le feu pendant 39 ans, et notamment dans le massif du Garlaban. « Quand la sirène retentit, on se demande bien quand on reviendra. Et dans quel état… » De retour d’une intervention sur le massif de la Sainte-Baume, le camion, « un vieux 4x4 réformé de l’armée », se renversa sur la route de Beaudinard. « Je me suis retrouvé coincé dessous. J’en suis sorti avec une sale blessure. Le fait d’avoir été très sportif m’évite aujourd’hui de boiter. »

« Ma femme en veut un peu aux pompiers, confie-t-il en souriant. Il faut dire qu’à chacun de ses accouchements, j’étais au feu. Pour l’aînée, le feu s’est déclaré sur l’ancienne décharge de La Bédoule. À la naissance de ma seconde fille, je venais juste de déposer ma femme à la maternité quand j’ai été appelé sur le grand feu de Plan de Meyreuil. J’y suis resté 24 heures. »

Le 9 octobre dernier, jour de la fête des porte-drapeaux aubagnais, Henri Boyer a défilé avec fierté de l’avenue Jean-Jaurès au cours Foch. À 79 ans, celui qui est aussi le porte-drapeau des sapeurs-pompiers retraités d’Aubagne, ne cache pas que « le drapeau commence à se faire lourd ». Mais, qu’il pleuve ou qu’il vente, l’ancien sapeur-pompier tient bon la barre.

Portrait paru dans l'AJJ N°802 - Janvier 2017


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