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Paolo Ventura

Paolo Ventura est né à Milan en 1968

Son travail a été exposé dans des musées et des galeries privées dans le monde entier, y compris le pavillon italien de la Biennale de Venise 2011 Un grenier peut renfermer mille histoires. « Short Stories », le dernier ouvrage de Paolo Ventura publié aux éditions Aperture, est un album de famille que l’on feuillette, un coffre à jouets que l’on entrouvre.

(Presque) comme au théâtre, tout commence par trois coups de pioche. En 2011, Paolo Ventura quitte New York pour regagner sa maison natale nichée dans les montagnes d’Anghiari, un petit village de Toscane. Alors qu’il rénove une vieille grange accolée à la bâtisse, un morceau du toit s’effondre révélant une cavité obscure éclairée par une sublime lumière zénithale. Quelle découverte ! Mieux qu’un grenier, un studio de l’imaginaire. Le photographe italien invente dès lors des saynètes fantaisistes. D’abord seul, puis rapidement rejoint par trois saltimbanques: Primo, son jeune fils, Kim, sa douce épouse, et Andrea son frère jumeau. Ensemble, ils rembobinent le temps, jouent aux petits soldats de plomb, se griment en magicien et jongleur, s’improvisent chasseur aux aguets d’une contrée sauvage ou caporal napoléonien égaré au coeur d’une tempête hivernale.

Ses clichés, compilés dans son dernier livre « Short Stories », ont la saveur des contes d’antan, le goût boisé des petits théâtres du siècle dernier. L’infatigable « storyteller » emprunte au cirque ses mimiques tristounettes, au cinéma muet son comique de situation à la Charlie Chaplin, et ses chapeaux hauts-de-forme et rigolotes redingotes au théâtre.

 

La force de cette écriture narrative, qui dévoile juste ce qu’il faut d’intrigue pour en esquisser les images manquantes, c’est d’enrôler le lecteur.

À l’instar d’une sorte de flipbook, lui seul a le pouvoir d’actionner la manivelle pour donner vie à ces récits illustrés.

Paolo Ventura sait manier le pinceau aussi bien que l’appareil photo. D’ailleurs, il peint lui-même ses décors pittoresques. Le photographe et artiste-peintre poursuit avec ce nouvel opus un travail amorcé dans ses précédentes séries « Winter Stories » et « War Souvenir ». Et par une judicieuse poésie, il réaffirme au fil des pages son sens de la mise en scène et du drame déguisé en candeur. « L’homme qui disparait » derrière un panneau peint, avec son étoile jaune épinglée au veston, déroule la métaphore de la déportation.

Tandis que « Le boucher, la femme et le lanceur de couteaux » raconte une infidélité sur fond de chapiteau, laissant présager une fin à la Jack l’Eventreur.

« Peu à peu, j’ai réalisé qu’inconsciemment je faisais exactement comme quand j’étais petit garçon – et pile au même endroit – lorsque j’inventais des histoires et m’échappais vers mon monde imaginaire »

Ces quelques mots de l’auteur, glissés en préambule de son album, en dévoilent toute la saveur. Celle d’une madeleine de Proust qui nous ramène au temps révolu des réjouissances enfantines, où trois bouts de tissu, une chaise et un ballon suffisaient à enflammer l’auditoire de nos peluches attentives.

Élodie Cabrera

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