Mario Giacomelli

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Mario Giacomelli

En 1934, son père meurt et sa mère devient blanchisseuse dans un hospice de vieillards. Il travaille dès 1938 dans une imprimerie et s’intéresse fortement aux caractères typographiques.

Durant la guerre, l’imprimerie est détruite mais il la reconstruit, y travaille, et pendant son temps libre, peint des compositions abstraites (d’où ressort une certaine matérialité). Aussi, il se lance avec un grand intérêt dans la poésie et dans la course automobile.

En 1952, un grave accident durant une course le convainc d’abandonner cette passion. Il achète son premier appareil photo et ressent tout de suite un lien entre celui-ci et sa pratique de peintre. Il bricole son appareil, monte son laboratoire de photographie et fait le choix d’utiliser un papier contrasté dès le départ dans son travail.

Il fait la connaissance de Giuseppe Cavalli grâce auquel il entre dans un groupe de photographie amateur : MISA où des personnalités sont présentes: Piergiorgio Branzi (it), Alfredo Camisa (it), Silvio Pellegrini (es). Il retourne à l’hospice où il travaillera la photographie pendant trois ans (Vie d’hospice) tout en s’intéressant aussi aux photographies de paysages et aux natures mortes ainsi qu’à l’exploitation du hasard. Il remporte en 1955 le premier prix à l’exposition nationale de Castelfranco Veneto. Il dit que « les plus belles photos sont celles, peut-être, qu’on ne fait pas, parce que si on les avait faites, on aurait gâché quelque chose ».

Il entreprend (toujours seul) des voyages courts à Scanno, Peschici et Lourdes. Au début des années soixante, il rencontre Luigi Crocenzi, en accord avec sa volonté de photographie narrative. En 1963, John Szarkowski, directeur du département de Photographie du musée d’art moderne de New York, achète ses photos de Scanno pour la collection des maîtres de la photographie internationale.

Un an après, il réalise une nouvelle série de photographies consacrée aux saisons et à la terre. Pendant un an, il suit le rythme de vie d’une famille de paysans (moissons, fêtes, récoltes, etc.).

 

Puis, il refait des visites à l’hospice et change le titre de son travail : La Mort viendra qui aura tes yeux. Il photographie des troncs d’arbres coupés dans une quête de l’abstraction et réalise une série de photographies en couleur : Le Chantier du paysage en liant à la photographie la poésie et la peinture abstraite.

De 1969 à 1980, il s’intéresse particulièrement à l’abstraction lyrique et effectue diverses séries. Il continue ses poèmes lyriques et travaille au Rêve (récit.). En 1997 il décore les tasses à café italienne de collection Illy. Ses sources d’inspiration sont, entre autres, Pablo Picasso, Paul Klee, Osvaldo Licini, Giorgio Morandi, Robert Rauschenberg et Barnett Newman.

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