Festival International du Film d'Aubagne

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Festival International du Film d'Aubagne2016Imprimer cette page

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Festival International du Film d’Aubagne : clap de fin en musique

La 17ème édition du FIFA s’est achevée par la cérémonie de remise des prix et par le ciné-concert exceptionnel de la Master Class de composition musicale.

La Master Class de composition musicale pour l’image a fêté ses dix ans. Evénement majeur du Festival, elle était dirigée cette année par deux grands compositeurs, Gilles Alonzo et Bruno Coulais, lauréat du César de la meilleure musique de film pour Microcosmos. « Nous avons souhaité associer deux conservatoires, Lyon et Paris, pour créer un pont entre les deux », explique Gaëlle Rodeville, la déléguée générale du festival. Huit jeunes compositeurs avaient pour mission d’écrire la première musique originale du film Le Projet Blair Witch, sorti en 1999. Dix jours de création intense pour offrir une performance lors de la cérémonie de clôture sous forme de ciné-concert, orchestré par Bruno Coulais et Gilles Alonzo. « Le choix du film est un événement en soi, poursuit Gaëlle Rodeville. Il est dépourvu de musique. C’est un travail inédit, une écriture commune où chacun s’est inspiré des couleurs musicales de l’autre. » Bruno Coulais et Gilles Alonzo ont laissé s’exprimer la créativité des compositeurs. « Ils avaient tous quelque chose à apporter, explique Gilles Alonzo. C’était une équipe très équilibrée au niveau instrumental. Nous avons respecté leur inspiration tout en leur donnant des orientations. Même si « Le Projet Blair Witch » est un film de genre, il est très atypique, ce qui laisse un grand champ de liberté à l’interprétation musicale. » Une opinion que partage le jeune compositeur Romain Camiolo, pianiste dans la Master Class. « Ils nous ont aidés à voir quels moments du film mettre en valeur, mais sans nous imposer quelque chose. Nous avons fait nos propositions musicales pour fournir un travail commun. » Le résultat est une « musique à fleur de peau qui hante le film » selon Gilles Alonzo.

Outre la présentation de 71 courts métrages et 10 courts métrages en compétition, le festival a aussi projeté des films qui ont eu du retentissement cette année, comme Mustang ou Timbuktu. « Nous avons la volonté de revenir sur des films qu’il faut absolument avoir vus. » Gaëlle Rodeville peut être satisfaite de cette édition du FIFA. « Le festival monte en puissance. Pour la première fois cette année nous avons eu le cinéma Pagnol à disposition. Il fallait faire face à cette popularité croissante auprès du public. Un film comme « Mustang » a été projeté dans quatre salles qui étaient remplies. » Cette année le festival a notamment accueilli les acteurs Charles Berling et Tomer Sisley [voir les interviews], et les compositeurs Marc Marder et Stephen Warbeck – tous deux membres du jury des longs métrages. La relation entre la musique et l’image a toujours été au cœur du festival, et c’est cet ADN unique qui en fait sa renommée. « Il n’y a nulle part ailleurs cette place fondamentale accordée à la composition musicale. On crée l’événement à Aubagne et à l’étranger. Le festival est classé comme lieu incontournable, ce qui nous permet d’avoir autant de créations françaises qu’étrangères. Il est identifié comme la terre des compositeurs. »

Un festival fidèle à son esprit d’origine, un lieu d’éducation à la création musicale pour l’image, un lieu de partage, d’échanges et de rencontres entre réalisateurs, compositeurs et acteurs.

 

Palmarès

Long métrages :

• Grand Prix de la meilleure musique originale : Flocken de Beata Gardeler, musique de Lisa Holmqvist (Suède)
• Meilleur film : Ni le ciel ni la terre de Clément Cogitore (France/Belgique) • Meilleure actrice et meilleur acteur : Chloé Daxhelet et Wim Opbrouck pour Café Derby de Lenny van Wesemael (Belgique)

Courts métrages :
• Grand Prix de la meilleure musique originale : D’ombres et d’ailes… de Elice Meng et Eleonora Marioni, musique de Nicolas Martin (Suisse/France)
• Mention spéciale pour la création sonore : In uns das Universum de Lisa Krane (Allemagne)
• Mention spéciale pour la production musicale : Quagma de Loan (France)
• Meilleur film de fiction : Un grand silence de Julie Gourdain (Belgique/France)
• Mention spéciale : L’étourdissement de Gérard Pautonnier (France)
• Meilleur film d’animation : Yul et le serpent de Gabriel Harel (France)
• Mention spéciale : Vigil de Rita Cruchinho Neves (Portugal)
• Prix Mathieu Hoche du meilleur documentaire : One Million Steps de Eva Stotz (Allemagne/Pays-Bas/Turquie)
• Mention spéciale pour le documentaire : Ortho ! de Nathalie Sartiaux (Belgique) • Prix de la jeune création germanophone : Präsenzlücke d’Alexander Alaluukas (Allemagne)
• Mention spéciale : Uncanny Valley de Paul Wenninger (Autriche/France)

Autres prix

20ème Bourses du SIRAR (Site Régional d’Aide à la Réalisation) pour un premier court métrage :
• Premier Prix (scénario) : Petit Crabe de William Wayolle
• Second Prix : De fil en aiguille de Béatrice Herrero
• Mention Spéciale : Mouton Noir de Aladdine Serraoui

Prix des collégiens :
Programme 1 : Discipline (Suisse), prix de la musique : Beach Flags (France)
Programme 2 : Au Sol (France), prix de la musique : What the fly !? (France)

Prix Beaumarchais : Viaduc de Patrice Laliberté (Canada)

Prix du public : ex aequo Des millions de larmes de Natalie Beder (France) et Le bûcher de Saïd de Julien Sicard (France)


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