L'histoire de l'argile

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Marcel Pagnol 2017

L'histoire de l'argileLes arts de la terreImprimer cette page

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L'exploitation de l'argile du sol d'Aubagne est attestée dès l'antiquité. Les objets produits sont alors des briques, tuiles, et carreaux de dallage, et aussi amphores et céramiques fines romaines, et pré-romaines.

Après une éclipse au moyen âge, la production de tuiles reprend au XIIIème siècle. Au XVème, la découverte du vernis et de l'émail cuit donne un nouvel élan à la poterie. Dès le milieu du XVIIème, la céramique est la principale activité économique : un quart de la population Aubagnaise y est employée.

Des mains sur un tour d'argileLa seconde moitié du XVIIIème marque un tournant décisif. Désormais, les faïences et céramiques fabriquées localement sont exportées, en particulier vers les Antilles françaises et en Guyane. Là-bas, les populations ont tôt fait de baptiser ces objets, les "Daubagnes".

Au XIXème, la ville compte pas moins de 12 faïenceries et 40 poteries. Parallèlement, la fabrication de carreaux bruts et émaillés connaît un essor considérable. Jusqu'à 150.000 pièces sortiront quotidiennement des entreprises des bords de l'Huveaune.

Lorsque, au XXeme siècle, l'activité industrielle commence à décliner, artistes et artisans prennent le relais. Fernand Léger, Matisse, Pignon, Pierre Ambrogiani, Visenz... viendront à Aubagne faire décorer ou produire leurs oeuvres.

La très populaire cigale provençale réalisée en argile a été créée à Aubagne en 1895 par Louis Sicard, juste avant que sa soeur Thérèse Neveu ne devienne la santonnière la plus célèbre dont les innovations et le talent marqueront définitivement cet art.

Les revêtements des piscines de luxueux paquebots de croisière, dont le "Normandie" et le "France", sortent de l'usine Proceram, ainsi que les panneaux d'ornement des aéroports d'Orly ou d'Abidjan.

Aujourd'hui, une trentaine d'artisans ou d'entreprises vivent de l'argile : articles de jardin, poteries vernissées, vaisselles provençales, faïences décoratives ou utilitaires, reproduction d'anciens...

Les Ateliers Thérèse Neveu, Argilla, ou la Biennale de l'Art Santonnier, sont autant de lieux et d'occasions pour les Aubagnais de renouer avec leur passé. Pour vous, ce sont autant d'incitations à partir à la découverte d'un patrimoine dont les origines se perdent dans la nuit des temps.


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