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Suppression des RASED :
le maire interpelle François Fillon


Daniel Fontaine a adressé le 2 juillet une lettre au Premier ministre, dans laquelle il fait part de son inquiétude quant à la suppression envisagée des RASED (Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficultés) dans le projet de « schéma d’emploi 2011-2013 ». Un schéma qui prévoit également la baisse de la scolarisation des enfants de deux ans (dès cette rentrée), ainsi que la hausse des effectifs en premier degré. Rappelant que "l’école publique et républicaine demeure un pilier de la société, un facteur essentiel de cohésion", le maire d'Aubagne tient à alerter François Fillon sur les conséquences prévisibles d'une telle réforme.

Ci-dessous, la lettre de Daniel Fontaine :


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Monsieur le Premier ministre,

Les Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficultés - RASED – constituent des réponses efficaces et attendues par les enseignants et les parents d’élèves concernant une partie des enfants dont la situation nécessite un accompagnement individualisé. C’est tout à l’honneur du service public de l’Education nationale d’avoir affirmé ainsi sa préoccupation du parcours scolaire de tous les enfants, quelles que soient leurs facilités, ou leurs difficultés.

Le RASED d’Aubagne, mais aussi des enseignants, m’ont alerté concernant des projets de suppression pure et simple de ces postes spécialisés dans un projet de « schéma d’emploi 2011-2013 » rendu public récemment.

Je suis d’autant plus enclin à prendre ces perspectives au sérieux, qu’un autre des points de ce schéma, la baisse de la scolarisation des enfants de deux ans est annoncée comme effective dès cette rentrée, puisque les enfants dont les trois ans seront fêtés après la rentrée de septembre n’auront aucune garantie de scolarisation.

Ces deux points, mais également les autres propositions de ce schéma, notamment la hausse des effectifs en premier degré, dessinent un service public de l’Education dangereusement mis à mal, rendu inapte à assumer pour l’avenir les missions essentielles que la Nation lui a confiées.

En disant cela, je me fais l’écho non seulement des personnels qualifiés et dévoués à leurs missions qui m’ont alerté, mais aussi des familles désemparées qui se retournent vers le responsable politique qu’elles connaissent le mieux : le maire de la commune.

Dans la période que nous vivons, l’école publique et républicaine demeure un pilier de la société, un facteur essentiel de cohésion. La priver des moyens nécessaires pour jouer encore mieux ce rôle-là, c’est prendre un risque inconsidéré pour demain.

Je souhaite que nombre de maires et d’élus locaux de notre pays vous alertent de la même manière sur les conséquences prévisibles de ces réformes, certain que leurs conséquences, au-delà des affichages budgétaires, ne peuvent que vous avoir échappé.

Je vous prie de croire, Monsieur le Premier ministre, à l’expression de mon respect le plus républicain.


Daniel FONTAINE

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